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Dur dur d'être maman!

 
Pfff, voilà comment je résumerai la situation actuellement avec Hugo...

Hugo, n'écoute pas, refusent toutes mes demandes, quand après lui avoir demandé 5 fois de faire quelque chose, je le fais à sa place c'est la cata! Il hurle, me tape! Il vide mes placards et boude ses jouets! Et en plus de ça, ne veut plus aller au lit!

Résultat, j'ai explosé, j'ai mis un fessée et oui MOI, une FESSÉE!

Bilan, ZÉRO !

Je dois vous dire qu'à chaque fessée (deux en tout), je culpabilise d'avantage. Certains disent qu'au moins ça soulage les parents et calme le gamin. Pas pour moi, moi je culpabilise et Hugo n'a pas été calmé du tout car il a recommencé à se lever... D'autres expliquent que si on a eu des fessées petit on en donnera une fois adulte c'est un cercle vicieux (comme l'enfant battu bat à son tour). Ma maman, c'est pris des raclées (la fessée puissant 10) et elle ne nous a jamais infligé ce même traitement, elle a réussi à aller à l'encontre de cercle vicieux et ne nous a mis que des fessées. Et bien moi, je veux faire comme elle en passant de "que des fessées" à "que du dialogue"... Mais le naturel revient aux gallos et c'est vrai que ce n'est pas facile!

Du coup rien ne va plus, il faut que je me reprenne en main, pour reprendre mon fils en main. À la maison, on voudrait vivre autrement! On veut vivre en harmonie entre nous et avec la nature, de manière collaborative pas d’esclave et pas de maître mais des gens qui font ensemble, on apprend à être indépendants, on voudrait mettre l'accent sur l'échange... Pour cela, on ne crie pas (ça va finir par rendre sourd), on ne tape pas (vous voyez votre enfant vous retourner une baffe par ce que vous n'avez pas ranger vos chaussons) on partage les taches (oui, votre ou vos deux ans et demi peuvent aider à mettre la table où vider le lave vaisselle), on apprend à faire seul qu'il s'agisse pour moi de faire du pain, pour mon mari de rénover l'électricité de toute la maison ou pour Hugo de mettre ses chaussettes et surtout on discute et on exprime ses sentiments (et ça ce n'est pas facile quand on ne veut pas montrer à son bébé que son papa nous manques, qu'on est frustré par ce que nos seules conversations sont : "il est bleu le tracteur..." On a tendance à cacher ces sentiments-là et ceci emmenant cela on les caches tous... )


  • Première chose à faire : se concentrer sur soi et voir pourquoi j'ai perdu ma patience et aussi ma motivation...
  • Deuxième chose à faire : analyser le comportement d'Hugo et comprendre pourquoi il agit ainsi.
  • Troisième chose à faire : mettre en place des règles de vie pour tout le monde et les explications qui vont avec. 

MOI!


Moi? Je suis en forme, je dors presque bien (surement ma nouvelle façon de me nourrir), mais je suis totalement démotivée... Je fais le minimum vital dans la maison et je ne fais absolument plus aucune activité que j'aime tant (tricot, couture, blog)...
Pourquoi cet démotivation? Peut être par ce que je passe la plus par de mes journées seule (je travaille  seule sur une plateforme et je vois assez peu de monde, je vis avec un enfant de deux ans et demi et ne voit mon mari que le weekend) autant dire que mes échanges avec les adultes sont restreints... J'ai envie de voir ma famille et mes amis! De me détendre, de rire et de pouvoir parler de mon boulot, de notre éducation, de politique sans censure!
Peut être aussi par ce que je suis usée par les travaux de la maison qui n'avance pas ce que nous attendons sur les fournisseurs... Et aussi par ce qu'on ne peut y passer que 4 à 5h par semaine (les siestes d'Hugo le weekend)... Surtout que j'attends beaucoup de notre deuxième étage car c'est là que se trouvera la salle de jeux et que cette nouvelle pièce installée nous permettra de mieux agencer les autres.
Il faut que je trouve moyen de voir du monde, de parler d'échanger et donc de me remotiver!



 Ah déjà d'avoir posé tout ceci ça va mieux!

Il faut que je réorganise ma vie, pour vivre avec mon fils et non plus pour mon fils!!!

LUI!


 Hugo, passe son temps à prendre mes objets (pot d'herbes aromatiques, mes cuillères de cuisines), il ouvre les placards et se sert comme chez lui! Alors qu'est ce que traduit cette nouvelle manie?

Ses jeux ne lui conviennent pas et / ou il veut copier mes gestes : il faut que je lui remettre du matériel de la vie pratique comme le transvasement, les pinces à linge dans la cuisine.

Il a envie d'attirer mon attention : je vais lui proposer plus d'activité à faire ensemble (cuisine, linge...) mais aussi puzzle, pâte à modeler...

 Dès que je quitte la pièce il hurle!

Peur de l'abandon (quand même il exagère)? Veux-tu passer plus de temps avec moi ? : il faut que je prévienne de ce que je vais faire et si besoin est,  lui proposer de faire avec moi (la cuisine par exemple).

 Il hurle et me tape quand je ne fais pas ce qu'il veut!



Ça c'est horrible, j'ai essayé beaucoup de choses; Crier plus fort (un cri! pas lui crier dessus! juste crier!) résultats je l'ai terrorisé, ah sure il était plus calme après, mais il n'a pas arrêté de crier pour autant, c'est peu être même pire. Quand il hurlera comme ça, je le prendrai sur moi et lui donnerai mot pour exprimer son problème. De plus, je vais fabriquer ce jeux pour qu'il apprenne du vocabulaire sur les sentiment. Une fois qu'il aura acquis les bons mot, j'ignorerai ses cris et ses pleures jusqu'à ce qu'il s'exprime correctement. 


Il me tape! J'ai essayé de lui mettre une tape sur les mains, du coup il recommence plus fort, alors je lui dis de ne pas taper maman, mais rien à faire. En fait, je vais lui expliquer que frapper quelqu'un c'est mal car ça rend triste la personne qui se fait frapper. Je prendrai l'exemple de cette maudite fessée! Ensuite, je lui expliquerai que s'il est en colère, il doit le dire et que s'il a besoin de frapper qu'il peut frapper un nounours...



Il ne m'écoute pas et quand je fais à sa place c'est le drame!

n°1 je demande et explique pourquoi : Hugo on on va aller en course, il faut mettre tes chaussures.
n°2 je m'assure qu'il a compris le message en regardant s'il m'a entendu, puis je lui demandant de le faire ce que j'ai demander tout en m'assurant qu'il a compris. 
n°3 je réitère ma demande...
n°3 je pose les limites : Une fois, deux fois et je le fais à sa place. S'il se débat, je le bloque et je lui explique que ça fait deux fois que je lui demande. S'il voulait faire tout seul, il aurait dû le faire quand je l'ai demandé.

C'est très efficace, j’expérimente ça depuis un moment, mais aucun relâchement n'est autorisé. C'est pourquoi je dois remettre un point d'honneur à applique cette technique.


Le plus important ! Il ne veut plus aller au lit!

Alors là c'est clair, plus de chocolat, plus de sucre et plus d'écran la semaine... C'est la nouvelle règle! POURQUOI, par ce que ça excite et que du coup on désobéit...

Le rituel du coucher sera cour pour être plus efficace:
- une histoire avec la lumière
- un dernier pipi
- il éteint la lumière et va dans son lit
- une chanson
- un câlin et dodo!
Je vais organiser ma soirée pour qu'on aille et vienne du rez de chausser au premier (où se trouvent les chambres et la salle de bain). Comme ça Hugo ne pensera pas que dès qu'on monte on se couche et dédramatisera la situation. puis nous ne lui proposerons plus d'aller le mettre à la sieste s'il n'a pas faim (dommage ça marchait bien)...

Je voudrais aussi qu'il apprenne à jouer dans sa chambre seule pendant que je me lave par exemple (pour avoir aussi un peu d'intimité, un moment pour souffler qui me manque tant). Pour ça, je vais lui proposer un jeux et lui expliquer que pendant qu'il fait ça, moi je vais me doucher... Qui sait ça peu marcher lol


Voilà encore une fois, un article sur la difficulté à mettre en place une parentalité positive et la difficulté de cadrer une méthode "apprend moi à faire seul"!



Mais tout n'est pas noir... En effet, depuis peu Hugo mange mieux à table, il goûte à tout car il sait, que s'il n'aime pas, je ne le force pas... Et du coup, il adore le concombre au chèvre!
Il est de plus en plus autonome, quand il est bien décidé, il s'habille seul (il met parfaitement sa chaussette droite, c'est plus dur pour la gauche...), il mange seul, il range et nettoie...
De même, il est câlin, demandeur d'histoire, il va même se poser lui-même sur le canapé pour lire un livre tout seul :)
Samedi, j'ai mit un peu de musique, sur les solo de guitare, il s'est précipité à la salle de musique et il a attraper sa guitare pour faire un "spétake"... C'est vraiment drôle et encourageant!
Enfin, hier, j'ai pu lire sur le canapé pendant qu'il jouait tranquillement avec ses cubes, ça c'était cool!

Voilà, encore une séance de psychologie maternelle et infantile...

Merci à vous de me suivre aussi bien (presque 10 lectures par jour en moyenne depuis la création de ce blog) et comme vous l'aurez deviné j'aime partager et discuter et de voir vos lectures et vos commentaires me fait un bien fou!

À bientôt pour le bilan ou qui sans la fin du calendrier :)



Parentalité positive!

La suite c'est ici!
"Il est chiant! J'essaie de ne pas crier mais il n'y a que comme ça qu'il m'écoute... Il chouine tout le temps, met 3h à mettre son manteau, se barre à poil dans toute la maison! J'en ai ma claque!" Voici, le discours que j'ai tenu il y a quelques semaines à ma sœur et mon mari...
BRAVO MÈRE MONTESSORI INGRATE, tu lui CRIES dessus, tu l'OBLIGE à manger, mettre son manteau... 
Oui mais en même temps comment me faire obéir autrement?

Ce monologue emprunt à la culpabilité, je l'ai tenu un moment. Je ne comprenais pas pourquoi Hugo n'obéissait plus, qu'il chouinait tout le temps et surtout qu'il s'enfuyait dès que je voulais lui mettre quelque chose sur le dos! J'en avais marre de perdre du temps et surtout j'étais perdu. L'oreiller n'avait aucun effet, le coin non plus. Qu'on soit gentilles ou autoritaires Hugo n'en faisait qu'à sa tête. J'ai presque perdu la fois quelques minutes! Puis comme d’habitude quand je suis à court d'idées, j'ai pioché dans celle des autres! 

C'est là... que je découvre la parentalité positive!

 Bon c'est quoi encore ce truc de hippie?

C'est d'une part, connaitre les étapes de développement de l'enfant de 0 à 6 ans.

Vous trouverez ici un petit résumé pas très détaillé mais déjà suffisant. Pour ma part, j'étais sûre que mes problèmes avec Hugo ne venaient pas de là... :

Qui est plus informé que mois sur le développement du bébé?!

Mouais, sauf qu'il faut l'observer sans cesse et repérer les progrès et se rendre à l'évidence, ce n'est plus un bébé c'est un garçon (il me le dit assez souvent!). Du coup, j'ai dû me renseigner sur le développement des 2-3 ans:

A tiens! Il devrait monter les escaliers tout seuls en se tenant au mur ou à la barrière? 
Oui encore faudrait-il qu'il me lâche la main... 
Euh, que je lui lâche la main. 

Depuis, Hugo monte et descend les escaliers en alternant ses jambes (comme un grand) et je n'ai plus mal au dos ^^. Donc, tous les 6 mois, on regarde les progrès qu'un enfant est cessé faire et on le laisse faire :)

C'est prendre conscience de l'impact de notre attitude et de nos mots sur les enfants...

Ça je vous en parlais déjà ici, si vous voulez un enfant calme, qui ne cri pas et soit indépendant, vous devez être calme, parler doucement et lui faire confiance!

Mais en plus, vous devez savoir que si :

  • Si vous lui dites de ne pas pleurer, il apprendra à refouler ses sentiments et du coup c'est une adolescence très compliquée que vous vous concoctez. Au contraire, si vous l'aidez à mettre des mots sur son chagrin, il apprendra à comprendre et analyser son problème et se calmera plus vite.
  • Si vous lui collez une étiquette : il deviendra cette étiquette et ce sera un stress pour lui de si maintenir! Donc le bébé insomniaque / qui ne mange rien / râleur ça reste sur ce blog! hein?!
  • Si vous le complimentez à outrance, vous perdrez toute crédibilité et lui perdra confiance en lui... S'il vous montre deux traits sur une feuille, ne vous extasiez pas. Regardez, si les traits se croisent dite lui : "bravo tu as dessiné une croix" s'ils sont l'un à coté de l'autre dit lui "Oh tu essayes de faire des traits alignés?"... Par contre s'il fait quelque chose de très banale et qu'il s'extasie, là allez-y faites vous plaisir et extasiez-vous ^^


C'est établir des règles définies et s'y tenir ou expliquer l'exception.


Là encore je vous en parlais dans mon premier article sur la crise des deux ans. Il faut établir des règles, être constant et juste. Si vous devez faire une entorse à la règle, rappelez là, dites que vous la changer pour aujourd'hui et dites pourquoi.

J'ai vu que beaucoup de parents écrivent les règles sur un tableau pour s'y référer. Je trouve l'idée bonne, avoir un support sur lequel s'appuyer reporte l'autorité parentale sur le règlement, on évite ainsi le rapport de forces. J'ai remarqué que quand j'énonce une règle à Hugo, il écoute mieux, alors si elles sont écrites, c'est le jackpot! Nous avons donc rédigé les règles pour bien vivre à la maison. Les règles doivent être positives : "Ici, on lance uniquement les balles " au lieu de "Ne pas jeter les jouets". Pour interdire quelque chose, autorisée autre chose "Ici, on peut rire et chanter à tue-tête mais on ne crie pas!" Nous avons établi 7 règles très personnelles (je ne pense pas que tous les enfants du monde veulent dormir avec leur botte) et comme Hugo ne sait pas lire, nous les avons associés à des dessins. Ça marche plutôt bien. Quand je lui propose de sortir, il va se référer au règlement pour choisir les chaussures les plus adaptées ^^

Bon ok, mais si malgré tout ça, ça marche pas? Si le bambin n'obéit toujours pas, s'il enfreint le règlement, que fait-on?

Et oui, c'est parfois le cas à la maison. Hugo n'obéit pas, pleur pour rien, ne veux pas manger... Et c'est là que je ne m'en sortais pas! Comment faire comprendre à un enfant qu'il doit obéir sans punition... Voici des idées, méthodes en vrac pour éviter et régler les conflits:

  • Expliquez et prévenir à l'avance d'un changement de situation. Hugo joue dans sa chambre : "Maman ferme les volets et après on va se mettre en pyjama. Tu as compris?"
  • Faites comprendre à votre enfant que vous avez confiance en lui. "Je vais chercher le fromage, tu finis ton assiette comme hier, je reviens tout de suite" 
  • Exprimez votre ressenti et votre désaccord."Bon Hugo, je t'ai expliqué que nous devions rentrer à la maison car il était tard. Je t'ai tout de même permis de faire trois glissades de toboggan, on a compté trois glissades. j'espérais que tu rentrerais sans caprice... Je suis déçu, que dois-je faire la prochaine fois?"
  • Proposez un choix "Yaourt ou petit suisse?"
  • Expliquer les conséquences logiques et naturelles : "Si tu sors sans ton manteau, tu vas t'exposer au froid et tu vas tomber malade... C'est nul d'être malade, on n'a plus la force de jouer..."
  • Proposez des solutions; "Si tu veux, je peux t'aider à ranger, comme ça à nous deux on ira plus vite et on aura plus de temps pour l'histoire"
  • Faire une pause. "Ok, pleure, je vais à côté, quand tu seras prêt tu viendras me voir" (même genre que l'oreiller...) Faites-le vraiment, éloignez-vous et respirez profondément.
  • Intervenir physiquement! Ça c'est quand bambino, cours partout, ne vous écoute pas ou qu'il a un comportement dangereux. Attrapez-le, mettez votre main sur l'épaule de l'enfant, obligez-le à vous regarder dans les yeux où tenez lui le visage dans vos mains. Une fois plus calme, répétez la règle, expliquez le problème ou aidez-le à résoudre le sien... Ses interventions ne doivent pas être douloureuses, elles doivent même être prévenantes :) Plus elles seront rares plus elles seront efficaces...

Voilà, encore des conseils et des astuces que je vais m'empresser d'utiliser. L'éducation positive demande d'être en permanence à l'écoute, d'observer, de comprendre. J'avoue que ce n'est pas toujours facile et que des fois on a envie de dire à son gamin : "Et toi, est-ce que tu te demandes ce que je veux, moi?"
Mais, le résultat est là, voici quelques jours où j'ai repris les bonnes habitudes et Hugo est de nouveau cool! Du coup moi je suis plus détendue... Par contre, le moindre relâchement de ma part et tout est à reprendre... Si je dois donner des conseils aux parents qui se lancent dans ce type d'éducation ce seraient :
  • Prenez soit l'un de l'autre...
  • Réfléchissez à deux! Ce qui est parfois évident pour l'un ne l'est pas pour l'autre (Trop de jouet?).
  • Et SURTOUT DÉTENDEZ - VOUS! Il faut absolument que vous preniez au moins deux fois 1h pour vous dans la semaine. Faites du sport, vautrez vous sur le canapé, sortez boire un verre avec des amis, lisez (et pas que ce blog... quoique!)... Ce n'est pas simple quand la famille est loin et ça l'est encore moins qu'en un parent sur deux n'est là que le week-end. Mais si vous ne voulez pas finir dépressif, prenez ce temps POUR VOUS!
À très bientôt pour de nouvelles aventures :)



Les périodes sensibles !



L'observation de l'enfant est essentielle dans l'éducation Montessori, essentiel car c'est cette observation qui va nous permettre de savoir quel matériel présenter aux petits mais aussi de comprendre certains comportements et donc d'éviter les crises...

Au cours de mes lectures, j'ai recensé 12 périodes sensibles, et par comparaison je les ai approximativement associées à l'âge de l'enfant. Les périodes se recoupent ou se suivent dans une certaine logique. Pendant cette période sensible, l'enfant apprendra sans aucune difficulté, en absorbant des concepts plus ou moins compliqués.

La première et non des moindres, période sensible est la MOTRICITÉ. Elle correspond à la première année de l'enfant. Votre bébé va dans un premier temps rester coucher sans bouger, puis gigotera, attrapera, se retournera, rampera, restera assit, se lèvera et marchera... Tout ça il le fera de lui-même, en observant vos mouvements, en testant!
Très vite cette période sera suivie de 3 années de sensibilité à la MOTRICITÉ FINE. Vous pouvez donc lui proposer toutes les activités de la vie pratique, progressivement, sa marche sera plus stable, sa main sera plus précise. Pour illustrer tout ça vous pouvez lire ceci, cela, ça, ou encore ici.
Puis viendra, la période sensible de l'ESPACE, dès 4 ans, vous pourrez lui proposer de la géométrie mais aussi de la géographie! En attendant vous pouvez toujours lui apprendre les noms des formes géométriques lol

Parallèlement à ces périodes, l'enfant sera sensible au LANGAGE, de 0 à 6 ans, vous pouvez lui donner toutes les cordes pour s’exprimer.
D'abord des imagiers que vous aurez plaisir à lui lire, puis des histoires un peu plus complexes, sans pour autant négliger les petites histoires courtes, simples et terre à terre type Petit ours brun. Sous ses apparences nianniantes Petit ours brun cache une force : l'enfant s'identifie au personnage, commence à prendre conscience du bien ou du mal (respecter son entourage par exemple), des prochains objectifs (aller sur le pot), met des images sur une action, apprend à décrire ce qu'il voit, bref! De quoi papoter et progresser.
De plus, pour le moment nous lui lisons et faisons regarder Petit ours brun en français, quand il les aura tout vu au moins 3 fois, nous lui mettrons en anglais pour habituer son oreille à de nouveaux sons....

Quand Hugo a eu deux ans, nous avons commencé à lui faire regarder des petites comptines sur la tablette (de 5 à 20 minutes par jour, plus 5 que 20...). Pourquoi sur la tablette, plutôt que lui chanter vous me direz, et bien parce que c'est plus concret, que les images illustres les mots et qu'il les comprend mieux. Évidemment, nous restions avec lui et nous commentons ce qui se passe, nous mettions l’accent sur les événements importants. Ces comptines ensuite, nous lui chantons, nous les mimons et Hugo se prend au jeu! Il chante de lui-même certaines comptines qu'il a apprises chez sa nounou ou avec nous et je peux vous assurer qu'il commence déjà à connaitre la suite des événements de Pirouette cacahouète! Il apprend ainsi, des mots, des mots de liaison et prend conscience de la cause à effet. Appuyer d'image séquentiel, l'enfant prendra de plus en plus conscience du concepts événement-conséquence et commencera à construire sa logique.
Heureusement, le travail sur le langage ne s’arrêtera pas à la TV, il existe des jeux, comme "dans cette pièce, je vois quelque chose dont le nom commence par ...", expliquer lui les règles une ou deux fois et faite ce jeu régulièrement jusqu'à ce qu'il accroche! Surtout qu'à deux ans, les enfants commencent à sortir de leurs petites bulles et qu'il joue de plus en plus avec les autres (enfants ou adultes). Nous en avons fait l'expérience avec le ballon, qu'il partage, Lance à son papa et plus avec papa :)
Ensuite, vous pouvez utiliser des imagés pour apprendre les formes, les localisations... promis je vous ferai un article! 

Le langage et les motricités sont les plus longues périodes sensibles de l'enfant. C'est pour ça qu'il existe tellement de jeux, de matériel pour ces périodes. Mais de 2 à 6 ans, l'enfant explose ses périodes sensibles, je dirai qu'il est sensible à tout! La MUSIQUE, la POLITESSE, les SENS (touché, goût, odorat, ouï, vu....).
À partir de deux ans, vous vous devez d'être poli et courtois avec votre enfant (avant et après aussi vous me direz^^), Il apprendra de vous ce qu'est la politesse, expliquer lui pourquoi on dit s'il te plaît ou merci. Insister sur le bonjour (sauf si comme le mien, il ne le dit pas pour que vous ne partiez pas!). Bref, faite de lui un enfant poli c'est un atout pour plus tard. Mais n'en fait par des tonnes, rappeler lui, encourager le quand il le dit de lui-même... mais par pitier ne lui confisquer pas un jouet, pas de coin pour lui faire rentrer dans le crâne! C'est l'inverse que vous provoquerez. Il sera poli avec vous et personne d'autre! Apprenez-lui la politesse en musique, après tout il y est sensible aussi ^^ (quelle transition lol). Un jeu tout simple, présentez-lui des instruments de musique :

On montre l'instrument :
"Ce sont deux claves, tu répètes "clave" s'il te plaît?
- Clave
- Bravo"
Frapper les deux morceaux de bois et dites :
"c'est comme ça qu'on s'en sert? Veux-tu essayer?
- Wiii!
- Tu me les demandes?
- Plaît...
- S'il te plaît quoi?
- S'il te plaît les claves maman
- avec plaisir Hugo"

Il a avec ce simple échange, appris des mots, à utiliser un instrument de musique et la politesse! Génial!
Revenons-en à la musique, c'est maintenant ou jamais que vous pouvez écouter tout ce qui vous passe par la tête, du classique, du rock, du pop, la nouvelle scène française, du rap (non sérieux j'aime vraiment pas), et surtout des comptines. Vous pouvez aussi l’emmener voir des concerts de rue... Je viens de découvrir aussi cette radio web, elle passe tout les style de musique du classique au rock et aussi les musique de dessins animés :D

Mais le tout n'est pas que d'écouter, il faut aussi jouer. Proposer lui des instruments solides de bonne qualité, on va éviter les trompettes en plastique sur lesquelles il faut appuyer pour produire un son (c'est totalement improductif) On optera pour une petite flute en bois qu'on trouve juste à côté dans le magasin de jouets :)

Nous avons la chance d'avoir un papa guitariste qui gratte une guitare et une maman pianiste qui frappe les touches d'un synthé parfois harmonieusement. Hugo est donc en contact avec ces instruments, et d'autres comme toutes les percutaient types, claves, triangles, tambours, maracas... Ils sont à disposition et Hugo aime jouer avec. Il progresse, au lieu de tirer sur les cordes de son ukulélé, il les frotte, au lieu d’appuyer sur les boutons du synthé, il appuie sur les touches. Il joue toujours aussi mal de la flute mais il a le mérite de placer ses doigts ^^ Il existe des activités de mise en paire de son avec des clochettes, mais c'est un peu complexe pour Hugo, je lui ai donc présenté une boîte à son, pour le moment, il écoute, il ne les apparie pas...
Manipuler des instruments de musique stimule aussi son sens du toucher, ici je vous proposais d'idées. Pour le goût et l'odeur il y a l’assiette mais pas que, vous pouvez aussi lui proposer une boîte à odeur ou à goûts.
De 2 à 4 ans, les enfants sont sensibles à l'ODRE, pas celui que vous donnez, non l'inverse du désordre! Alors là, je n'ai qu'une chose à dire, ranger et laisser ranger. S'il aligne, les rouleaux de papier toilette vide que vous gardiez pour une activité, ses cylindres en bois, ses bouts de knack... C'est qu'il est en pleine période. Alors, on range au maximum, pour qu'il se fasse une vraie idée du rangement, et on lui donne les clés pour retrouver ses affaires, ranger lui-même etc. J'avoue que je stress, je me dis que s'il je ne loupe pas cette période sensible alors, je n'aurai pas besoin de dire à mon ado de ranger sa chambre... Mais là je rêve surement!

Les plus courtes périodes sensibles sont celles de l'écriture (3 à 4 ans) et la lecture (4 à 5 ans), oui vous aurez fait le calcule, nos enfants commencent à apprendre à lire une fois qu'ils n'y sont plus sensibles... D'où les difficultés. Pour pallier à ça vous pourrez présenter à votre enfant les lettres et chiffres rugueux, puis le matériel de lecture que je vous présenterai beaucoup plus tard...
L'enfant apprend à écrire et ensuite à lire, inversement à l'enseignement classique, n'apprenez pas l'alphabet à votre enfant si ce n'est la phonétique. Il sera alors plus simple pour lui d'apprendre à lire en prononçant les lettre comme il les connaît. Du coup pour "article" en épelant phonétiquement il saura le lire "à-r-t-i c le" sinon ce sera "à-ère-té-i-cé-ail-eu". Ça ne marche pas à tous les coups, mais ça aide...
Pour rester dans les matières, la période sensible des MATHÉMATIQUES commence à 4 ans, mais je n'ai pas pu savoir si elle finissait un jour ^^. Ici aussi nous utiliserons le matériel Montessori!

Enfin, dernière période sensible et pas de moindre : la PROPRETÉ au sens large, le pot, mais aussi l'hygiène est plus facile à acquérir entre 18 mois et 3 ans... J'avais lu qu'un enfant pouvait être propre dès qu'il se tenait assit... J'ai mis Hugo sur le pot très tôt, résultat il n'est toujours pas propre. Maintenant qu'il monte et descend les escaliers tout seul il sait forcément se tenir, je sais qu'il est capable de se retenir et donc on poursuit le travail de propreté sans se stresser :) pour ce qui est de l'hygiène, nous avons aménagé un petit coin à Hugo dans la salle de bain, et il m'imite tout simplement. Il se déshabille, brosse ses dents, ses cheveux et file vite jouer tout nu dans sa chambre... MOI je m'habille, puis je lui cours après pour l'aider à s’habiller... Voilà des matins sportifs! Si vous avez des idées pour lui donner envie de me habiller je suis preneuse lol
Voilà, nous avons fait le tour des périodes sensibles. Les périodes sensibles que je viens de vous citer sont le fondement de l'éducation Montessori, elles s'arrêtent à 6 ans... Ensuite, il est important de stimuler la curiosité de l'enfant, de continuer son apprentissage. Maria Montessori a créé du matériel, jusqu'à 9 ans, son fils jusqu'à 12 ans, après il faut utilisé deux autres méthodes d'apprentissage. Frenet est une bonne méthode pour des pré-ados / ados!

Bonne période sensible et à bientôt!

C'est une poupée qui dit non, non, non ...



« Hugo, arrête de jeter la pâte à modeler par terre !
- Non !
- Ramasses là avec maman alors !
- Non !!
- Tu ne veux pas m’aider ?
- NON !!!
- Tu sais dire autre chose que non ?
- ... »







Les deux ans d’Hugo approchent et la crise qui s’y associe aussi. Nous sommes de plus en plus inondés de larmes, tympanisés de hurlements infondés et contestés à tout bout de Quand y en a marre...







... y a la littérature, documentation, blog, forum et voilà ce qu’il ressort de mes lectures :



Lorsque votre enfant est en crise, deux cas sont envisageables :



  • Votre enfant est colérique et en crise (invivable, vous ne sortez plus car il est vraiment ingérable)
  • Votre enfant est non colérique mais en crise (vous perdez de l’audition à chaque crise mais vous avez le temps de reposer vos tympans entre chacune ^^)



Premier cas :






Si votre enfant est colérique, vous avez un peu de pain sur la planche mais ce n’est pas mission impossible, c’est surtout des changements d’habitude.




  • Vérifiez votre comportement et celui des gens qui entourent l’enfant, s’il y a des colériques...

  • Réduisez drastiquement (mais progressivement) les sources d’excitations rétiniennes (et donc cérébrales, attention excitation ne veux pas dire stimulation) comme la TV, écran d’ordinateur, tablette (même si bébé ne le regarde pas, un écran allumé est un écran dangereux).

  • Arrêtez les sucreries après 16h (et s’en tenir à 2-3 bonbons par jour), éliminez les additifs E210, E927a, E124 et E621 de l’alimentation (pour plus de détails c’est ici et ici et enfin là)

  • Instaurez des rituels pour calmer un enfant comme le yoga, une lecture, le jeu du silence.

  • Enfin, prenez au moins 1/2h pour jouer avec votre enfant (c’est du temps d’attention qu’il réclame le plus souvent).



Si malgré tout ça, votre bébé est toujours insupportable alors le problème est ailleurs (je me devais de faire la blague désolée) soit physique (douleur, eczéma, trouble oculaire) soit psychique (anxiété, peur du noir...) et dans ces cas je vous conseille de consulter un homéopathe.





Deuxième cas :



Votre enfant fait juste sa crise des 2 ans, c’est irrémédiable il doit vous tester pour évoluer ! Voilà quelques conseils pour passer le cap plus en douceur. 



Un enfant qui pleure ou cri, ne le fait pas sans raison et encore moins juste pour vous enquiquiner, il veut exprimer quelque chose mais ne sait pas comment le faire.



Identifions les crises :



1- Un besoin vital : même à deux ans un enfant qui a faim, ne sait pas forcément identifier son problème et encore moins l’expliquer, il va donc piquer une crise. S’il est repu, reposé, hydraté et qu’il ne souffre pas, tentez d’orienter votre enfant sur un jeu, il n’arrive peu être tout simplement pas à faire son choix. Si ce n’est pas ça... voir n°2-3-4 !



2- Une crise récurrente : « Dès que je le pose sur la table à langer, il hurle ! ». Je me suis posée ses questions :

  • A quelle fréquence ? Tous les jours ou presque.
  • Où ? Sur la table à langer.
  • Que faisions-nous ? Je l’habille tout simplement.
  • Quel est le problème ? Il n’a pas froid la salle de bain est confortable, il ne s’ennuie pas car je lui donne un jeu, il arrête même de pleurer quand il met sa crème lui-même... Peut-être veut-il s’habiller tout seul ?
  • Test ! J’ai proposé à Hugo de s’habiller seul, j’ai posé ses vêtements et couche à sa hauteur, et je lui ai dit : « Tu mets ta couche tout seul ? » Il a saisi la couche et à amorcer l’habillage, maintenant je l’aide à finir.
  • Bilan ? Plus de crise !



3- La crise ponctuelle : Ces crises arrivent toujours au mauvais moment, au supermarché, au parc, chez Papi et Mamie ! Là clairement votre enfant vous teste. On nous conseille d’éviter les sorties qui excitent trop l’enfant, alors éviter le supermarché je veux bien, mais on ne va pas rester enfermé à la maison sous prétexte d’éviter les crises !



Alors pour sortir et éviter les crises, il faut tout simplement préparer l’enfant :



* Dites ce que vous allez faire et ne pas faire et tenez-vous-en (ex : Nous allons visiter le zoo, tu peux marcher à côté de maman en lui tenant la main ou aller dans la poussette, en aucun cas maman ne te portera.).



* Prévenez votre enfant en avance d’un changement de situation (ex : Dans 5 minutes on quitte le parc).



Si tout se passe bien, une fois la sortie terminée demandez-lui son opinion, félicitez-le pour son comportement sans pour autant lui parler de VOTRE satisfaction (ex : Tu as aimé le zoo ? Ils étaient beaux les animaux ? En tout cas tu t’es très bien comporté et si tu veux on pourra y retourner (et si tenir ^^).



Si malgré cela la crise éclate, adoptez toujours le même comportement. Isolez vous avec votre enfant (au parc : placez vous derrière un arbre, dans un appartement : changez de pièce, au supermarché : sortez). Attendez que l’enfant se calme et demandez-lui s’il sait pourquoi nous avons refusé sa demande, rappeler-lui les règles et faites lui un câlin pour lui indiquer que l’incident est clos. Quelle que soit votre méthode, soyez constant et ferme, l’enfant comprendra vite où se trouvent les limites.



4- Le refus catégorique : L’exemple type en introduction, pour éviter les « NON !!!» en permanence, il faut ruser un peu. Ne posez pas de questions fermées et proposez des alternatives (ex : pour ton goûter tu préfères une compote ou un fruit ?). Expliquez votre demande (ex : Tu veux bien mettre ton manteau qu’on aille jouer dehors ?). Et apprenez à votre enfant à nuancer son refus ce n’est pas indispensable mais toujours plus agréable d’entendre « non, merci » ou « pas maintenant maman » que « NON !».



Les crises de tests sont inévitables et normales, elles font partie de l’évolution des enfants. En suivant ces conseils j’espère les atténuer et les diminuer et faire que la crise des deux ans sera moins douloureuse...



Pour résumer, en cas de crise il faut trouver la cause et régler le problème de manière cohérente. Évitez les conflits avec de la prévention et des alternatives (même orientées). Restez calme, courtois et réfléchit... Facile à dire !



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NB : Notre devise à la maison c’est zéro fessé et zéro punition (la violence engendre la violence, la punition est humiliante et au final on obtient un enfant qui obéit par crainte du bâton et non par choix : retournez vous et vous verrez ! C’est notre opinion, en aucun cas je dis que c’est la meilleure, mais nous nous donnons une chance de tester), alors en alternative au coin ou la fessé, nous avons mis en place un petit oreiller sur lequel nous plaçons Hugo avec sa tétine et son doudou et nous lui indiquons que lorsqu’il sera calmé il pourra venir nous voir. En général ça marche et parfois il y va de lui-même... Sur ce site, elle propose un bocal rempli d’eau pailleté, elle le remue et demande à l’enfant de revenir une fois les paillètes au fond, je n’ai pas encore testé mais ça me plais.